Biotechnologies et neurosciences

Afin de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, et la fabrication de l’esprit, des émotions et de la conscience, on pourra lire Antonio Damasio, notamment Self comes to Mind – Constructing the the Conscious Brain (en français: L’autre moi-même – Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions). Ouvrage un peu technique mais passionnant qui résume bien les connaissances actuelles sur le sujet.


Sur le Plan France Génomique 2025, visant à accélérer le séquençage génomique à grande échelle des français, on pourra consulter ce site, ainsi que l’annonce du lancement des deux premières plate-formes de séquençage.


Sur les initiatives chinoises:


Sur les implants neuronaux, on pourra consulter:

En juillet 2019 (après la parution d’Augmentus, et bien après son écriture), Elon Musk a présenté l’état d’avancement des travaux de Neuralink, en tout point conformes au scénario d’Augmentus!

Le terme de Neurolace utilisé dans le livre pour désigner l’implant neuronal de Neuralink vient de « neural lace », ou « dentelle neuronale » en français, un terme inventé par l‘auteur de science-fiction écossais Iain Banks dans sa série The Culture.

Des implants neuronaux moins sophistiqués sont d’ores et déjà utilisés, notamment pour soigner l’épilepsie.

Augmentus met également en scène les technologies d’interface cerveau-machine non invasives développées par Facebook. Voir à ce sujet la communication de Facebook en 2017. On aura plus de détails sur les avancées récentes dans cet article de Nature (publié en juillet 2019, après la publication du libre), présentant une recherche financée par Facebook sur le sujet. Cet article de la BBC ou cet article en français en donnent une version plus accessible. Voir aussi le blog de Facebook.


Augmentus imagine l’usage des mécanismes du métabolisme du vivant pour produire de l’énergie à des fins industrielles (invention du biomoteur et du biogénérateur). Ce n’est pas aussi improbable qu’il y parait. On pourra par exemple consulter cet article de Columbia University (décembre 2015), dans lequel il est indiqué que des chercheurs ont réussi à alimenter un circuit intégré à partir d’ATP – un pas important vers la réalisation du Centaure chère au livre, mêlant intimement homme et machine, électronique et biologique, silicium et carbone.

Une autre approche est celle de Percival Zhang, chercheur mentionné dans le livre, dont on pourra trouver un aperçu dans cet article de 2014 de Chemistry World. Voir aussi l’article original dans Nature.

Sur le sujet, voir aussi cet article du Biophysical Journal (2012).


Sur le controversé et politiquement incorrect sujet des différences neuronales entre hommes et femmes, on pourra consulter l’étude récente (novembre 2018) de l’Université de Cambridge, portant sur plus d’un demi-million de personnes, et qui confirme la réalité du cliché qui veut que les hommes soient intéressés par les objets (aptitude à systémiser) et les femmes par les personnes (empathie, émotion), l’empathising-systemising theory de Simon Baron-Cohen, professeur à l’Université de Cambridge.

Si les différences de trait homme/femme semblent désormais bien établies, la question de leur origine, génétique ou culturelle, fait l’objet d’âpres débats. En imaginant la création d’IA sexuées, le livre adopte l’hypothèse que ces différences sont dues à des architectures neuronales différentes (différences qui peuvent d’ailleurs être dues à des facteurs environnementaux, compte tenu de la plasticité du cerveau), ce qui semble confirmé par des recherches récentes mettant en exergue les différence neurologiques entre hommes et femmes (Brain Connectivity Study Reveals Striking Differences Between Men and Women, Sex Differences in the Adult Human Brain: Evidence from 5216 UK Biobank Participants, Sex Differences in the Brain).

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